|
ET SES EFFETS SUR L' ORGANISME
|
|
MENU § Accueil |
PRESENTATION vidéo d'un plant de cannabis cultivé sous lumière artificielle I)
Un peu d’histoire
Contrairement à ce que l’on croit, le cannabis
existe et est présent en société depuis des millénaires. Les premières
utilisations ont été développées en –10000
avant J.C. en
Chine, où le travail du chanvre était utilisé pour la fabrication de vêtements.
Son utilisation se répand ensuite en Inde, au Moyen-Orient, puis en Afrique. Le
chanvre fait son apparition en Europe en 600 après
J.C. lorsque les Germains, les Francs
et les Vikings utilisent la fibre de chanvre pour la fabrication d’armes car
sa fibre est résistante. En 1450, Gutenberg imprime la première Bible sur du papier de chanvre. Le
chanvre tient une place très importante dans les échanges, notamment au 17ème
siècle, où «l’âge d’or » des Hollandais démarre grâce à son
commerce. En 1620, le célèbre May Flowers contenant les colons prêts à coloniser l’Amérique,
transporte des graines de chanvre, également apportées en Amérique par les
esclaves. Dès 1660, on peu fumer dans les coffee shop d’Amsterdam le cannabis importé
d’Afrique du sud. Le chanvre est utilisé pour diverses utilisations :
papier, armes, voiles, cordages…, bien avant d’être fumé.
En 1936, Harry Anslinger affirme
que la marijuana engendre le crime et que consommée régulièrement, elle
conduit à la dégénérescence. En 1941, Hitler comme d’autres chefs de guerre prend conscience de
l’importance stratégique du chanvre, qui sert à la fabrication de nombreux
textiles indispensables en temps de guerre. Les forces armées dépendent alors
complètement du chanvre pour les cordages, câbles et ficelles, ainsi que pour
les chaussures, bottes et autres équipements. Les Etats-Unis, qui ont alors
besoin du chanvre pour former leurs armées, décident de former une industrie
de guerre pour le chanvre et de relégaliser la marijuana en distribuant des
graines à ses fermiers. Tous les instruments de guerres sont basés sur le
chanvre, les forces aériennes alliées en dépendent complètement. En 1950, l’opinion américaine découvre avec horreur que la marijuana est
une drogue encore plus dangereuse que ce qu’elle avait imaginé. En 1961, les Etats-Unis interdisent à nouveau la culture du chanvre mais en
important des millions de tonnes pendant le boum économique de l’après
guerre pour approvisionner leurs industries. Durant les Sixties, la génération
des hippies lance un mouvement mondial en faveur de la légalisation du
cannabis. Sa consommation est encouragée par les vedettes du rock anglais et américain
tels que les Beatles, John Lenon, Mick Jagger, Brian Jones. En 1976, la Hollande adopte une tolérance vis-à-vis des variétés de chanvre
psychotropes, comme le cannabis indica. En 1988, la Communauté Européenne subventionne la culture des variétés de
chanvre non psychotrope. En mars 1995, l’Allemagne dépénalise le cannabis. II)
Quelques chiffres
Consommation
déclarée :
11% des adultes de 18 à 44 ans déclarent fumer du cannabis au moins une
fois dans l’année, 14% des jeunes scolarisés de 15 à 19 ans l’avouent.
Parmi les 18-75 ans, un individu sur 5 c’est-à-dire 21,6% ont expérimenté
au moins une fois dans leur vie. La consommation déclarée est en hausse en
particulier chez les jeunes et varie en fonction des pays.
En 1997, 10% des malades ont été pris en charge, le cannabis étant le
premier produit à l’origine de la demande de soin. L’âge moyen des malades
est de 25 ans
Interpellations :
En 1998, 73000 personnes d’un âge moyen de 22 ans
ont été interpellées pour usage et revente de cannabis. Plus de 3000
personnes ont été interpellé pour trafic. III) Qu’est réellement le cannabis ?
Le cannabis
contient plus de 460 composants tels que les stérols, les terpènes, les alcaloïdes,
les benzopyrènes… Il contient 60 cannabinoïdes dont les principaux sont : -
le Delta9-tetrathydroCannabinol (THC) -
le Cannabinol (CBN) -
le Cannabigerol (CBG) Le
principal composant psycho-actif du cannabis est tout de même le cannabis. Les
cannabinoïdes peuvent être synthétisés chimiquement.
La molécule du "delta 9 Tetrahydrocannabinols" responsable de tous les effets
du cannabis Le
cannabis est originaire d’Asie centrale mais se cultive dans toutes les régions
du globe, en extérieur ou en intérieur (privilégié car évidemment plus
discret).
Il existe plus de 100 variétés répertoriées
mais le cannabis se présente sous 3 formes principales :
-
le
cannabis indica, également assez grande, il contient beaucoup de THC et est
beaucoup plus fort que le précédent.
-
le
cannabis ruderalis , quant à lui est peu ramifiées et contient très peu de
THC.
Le cannabis provient principalement du Maroc, d’Espagne, des Pays-Bas
et de pays de la « route des Balkans » via l’Italie. Généralités
sur le cannabis :
Les
différentes formes de cannabis : Afin d’être consommé, le cannabis se présente
sous 3 formes : la marijuana, le haschich et l’huile. -
-
le haschich (aussi appelé résine, shit …) : c’est la résine
visqueuse obtenue à partir des sommités fleuries de la plante par battage des
feuilles, elle est ensuite compressée pour obtenir un cube ou un bloc. Il se présente
donc sous la forme de plaques compressées, barrettes de couleur verte, brune
ou jaune selon les région où il est cultivé et est de consistance
molle ou dure. Il faut environ 45 à 75 kg de cannabis pour produire un kilo de
haschich. Pour être fumé, il est souvent mélangé à du tabac et est fréquemment
coupé avec d’autres substances plus ou moins toxiques comme le henné, le
cirage, la paraffine… Il peut aussi être inclus en cuisine dans des biscuits
ou des gâteaux. Sa teneur en THC lors d’une production normale est comprise
entre 3 et 6% mais elle peut
atteindre 12 à 40 % selon le mode de culture et selon la concentration en résine.
Chaque joint comprend 20mg de THC.
-
Le
dépistage :
Le cannabis est l’une des
drogues qui reste le plus longtemps dans l’organisme car la substance
psychotrope contenue dans le cannabis, le THC, est liposoluble, c’est-à-dire
qu’il se fixe dans les graisse et se dissout très lentement. Lors d’une
consommation régulière de cannabis (à une semaine d’intervalle), le THC
s’accumule donc dans le système, c’est ceci qui à long terme est
dangereux. La demi-vie d’élimination
du THC est de quatre jours, cela signifie que pour éliminer la moitié de la
quantité consommé, il faut quatre jours, il faut ensuite 4 jour pour éliminer
la moitié de la moitié… Lors d’un test urinaire, la durée de détection
du THC dépend de la fréquence de consommation, de l’état de santé ainsi
que du métabolisme individuel du consommateur. Chez un usager occasionnel, la
consommation de cannabis peut être détectée jusqu’à deux semaines. Alors
que chez un consommateur chronique, le THC peut être détecté de 30 jours à
plus de deux mois après la dernière consommation, mais il peut être
rapidement libéré des graisses en cas de stress. Chez les consommateurs de
cannabis, il reste des traces de THC dans les cheveux toute la vie. IV) Présentation
des effets du cannabis sur l’organisme
Le cannabis entraîne de nombreux risques
sur l’organisme, notamment physiques et psychiques. Mais les effets dépendent
de la dose absorbée, de la teneur en THC, de l’état de santé général du
sujet, de sa personnalité, de la situation dans laquelle il consomme, de la durée,
de sa forme de consommation, et de son humeur. Les risques ne sont pas les mêmes
selon si le consommateur en fume épisodiquement, massivement, périodiquement
ou peu…
A) EFFETS RECHERCHES Les effets recherchés par le consommateur
de cannabis sont très nombreux. Ces effets entraînent une détente musculaire,
une perception auditive et visuelle modifiée, une augmentation des sensations,
une sensation d’ivresse (appelée « ivresse cannabique »), un
besoin de bavarder et de rire, une
euphorie, une disparition des inhibitions, une conscience accrue de soi, une déconnection
légère avec la réalité, une augmentation de la créativité et de l’appétit.
Cette substance peut également entraîner une certaine anxiété chez certain
utilisateur, ainsi qu’un malaise, une sensation de mal être et une agitation.
B) EFFETS NON RECHERCHES
D’autres effets, qui sont eux aussi très nombreux, ne sont pas
attendus par le consommateur. Certains
de ces effets agissent sur le corps et
entraînent une difficulté de concentration, un affaiblissement des facultés,
une sensation de nausée allant même jusqu'à
l’évanouissement en cas d’abus, une sensation d’ivresse (vertige,
somnolence), un risque d’accident, car la consommation de cannabis provoque un
effet défavorable sur l’activité psychomotrice impliquée dans la conduite
automobile, une hyperactivité, un amoindrissement des défenses de
l’organisme, une sécheresse de la gorge et de la bouche, une perturbation de
l’utilisation de glucose dans certaines zones cérébrales, une dilatation des
pupilles, une augmentation de la fréquence cardiaque (les
pulsations cardiaques peuvent s’accroître de 20 à 50 % par rapport à la
valeur de base. Cette tachycardie survient de quelques minutes à un quart
d’heure après la consommation et peut persister pendant trois heures.) …
D’autres effets du cannabis
agissent sur le psychisme et sur le
comportement social du consommateur, et entraînent un relâchement
intellectuel, un manque d’entrain, une démobilisation importante dans les
investissements professionnels ou scolaires, une baisse de la mémorisation (à
court terme) et de concentration, une pensée fragmentaire (affaiblissement
intellectuel), un ralentissement du temps de réaction, une tendance a une
certaine indifférence à l’égard des personnes de l’entourage (en cas de
consommation régulière à haute dose), une accentuation de l’état
d’âme dans lequel on se trouve (gai ou dépressif), une modification
de la perception du temps, des états occasionnels et atypiques de désorientation,
de confusion, d’angoisse, de panique et de délire, une augmentation de la
tension artérielle… C) Risques liés À une consommation épisodique massive de CANNABIS 1) Risques physiques Une consommation épisodique
massive de cannabis entraîne, physiquement, des troubles cardio-vasculaires,
gastro-intestinaux, des irritations des muqueuses bronchiques, des troubles
perceptifs dus à l’ivresse euphorique rendant difficile la conduite d’un véhicule
ou le maniement d’une machine complexe en toute sécurité…
Le consommateur de cannabis a un temps de réaction plus lent, un retard dans le
traitement de l’information, une coordination perceptivo‑motrice et une
performance motrice moindres, une altération de la mémoire, à court terme, de
l’attention, de la capacité de détection des signaux, ainsi qu’une
perception du temps ralentie. A cause de ces effets, le consommateur n’est pas
apte à conduire un véhicule pendant une période de deux à quatre heures après
la consommation par inhalation (maximum de huit heures). 2) Risques psychiques Une consommation
épisodique massive de cannabis entraîne aussi, psychiquement, des perceptions
et des raisonnements faussés, des hallucinations, des états d’excitation
accompagnés d’anxiété, des délires et des dépressions, une ivresse
euphorique récurrente sans prise de drogue…
1) Risques physiques : Physiquement, une
consommation régulière de cannabis entraîne des troubles pulmonaires et donc
respiratoires, des bronchites chroniques, des cancers des voies respiratoires (à
long terme), des lésions du patrimoine génétique, des troubles hormonaux, des
retards de croissances chez le fœtus et des troubles du comportement chez le
nouveau-né, une altération quantitative et qualitative du sperme. A haute
concentration, la consommation de cannabis peut engendrer des vertiges, des
vomissements, des tremblements et une sensation de froid.
2) Risques psychiques : Psychiquement, une
consommation régulière de cannabis entraîne une diminution des facultés
cognitives (diminution de l’attention et des capacités d’apprentissages),
une perte de la concentration et de la mémoire (altération de la mémoire à
court terme), une démotivation (perte d’intérêt pour l’environnement et détachement
de la réalité). La consommation de cannabis intensif peu même engendrer une dépendance
psychologique.
E) CONCLUSION Nous pouvons ainsi constater
que le cannabis provoque de nombreux effets physiques et psychiques sur
l’organisme du consommateur. L’effet du cannabis dépend non seulement de sa
composition, de sa teneur en THC, de la dose et du mode de consommation, mais également
en grande partie de l’humeur du consommateur, de ses attentes, du climat et du
contexte. Le cannabis ne possède aucune neurotoxicité, c’est-à-dire qu’il
n’entraîne pas de destructions de cellules nerveuses, et ne semble pas avoir
d’effets néfastes sur le système immunitaire. Nous
pouvons donc nous demander de quelle manière cette substance agit sur
l’organisme pour provoquer autant d’effets.
>> Nous vous invitons à lire nos bilans personnels ! >>
|